L’atelier :

L’Atelier Altern est une agence de paysage, créée en 2008 par Aurélien Zoia (1) et Sylvain Morin (2), tous deux paysagistes diplômés de l’Ecole de la Nature et du Paysage de Blois, et lauréats du Plamarès des Jeunes Urbanistes 2016, ainsi que des AJAP 2014, Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes, distinctions bisannuelles décernées pour l’une par le Ministère du Logement, et pour l’autre par le Ministère de la Culture. Basée en région parisienne (Pantin) et dans le Nord de la France (Mons-en-Baroeul), l’agence réunit aujourd’hui quatre personnes, autour desquelles peuvent venir se greffer des collaborateurs indépendants en fonction des projets. Nous oeuvrons essentiellement dans les domaines de maîtrise d’oeuvre et d’études suivants :

– espaces publics
– abords de logements et d’équipements
– études paysagères et urbaines
– parcs, jardins et espaces naturels
– installations, land art
– enseignement, recherche

L’atlier altern est membre de :
– la FFP : www.f-f-p.org
– l’AFEX : www.archi.fr/AFEX
– AJAP14 : www.ajap14.archi

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FONDEMENTS ET ATTITUDE

Nous sommes paysagistes, sans spécialité. Nous n’aspirons d’ailleurs à aucune spécialité. Si nous empruntons à l’urbaniste, à l’écologue, au sociologue, au jardinier, et à bien d’autres encore certains outils et savoirs, nous ne nous revendiquons comme tels. Nous refusons toute imposture en la matière. Nous prônons volontairement une approche globale et évolutive du paysage, généraliste et transdisciplinaire, pédagogique et engagée.

Globale et évolutive

Aux nombreuses définitions qui sont faites du paysage, nous empruntons généralement celle donnée par le Larousse agricole (3), le définissant comme “la résultante de l’activité de l’homme sur le milieu qu’il occupe, au cours d’un temps donné”. Toute action menée sur le territoire impacte, façonne et modifie les interactions et les interrelations entre l’homme et son environnement, quelles que soient l’époque, la nature du lieu (milieu urbain, rural ou semi-naturel) et son étendue (de l’échelle du jardin à celle du territoire). Entre la grande et la petite échelle, nous accordons au sujet la même importance. Nous lions les deux échelles, entre elles, et au temps.

Généraliste et transdisciplinaire

Nous sommes des paysagistes touche-à-tout. Nous revendiquons une culture généraliste du paysage. Plus loin que la pluridisciplinarité, nous abordons l’étude et le projet de paysage par la transdisciplinairité, décloisonnant ainsi les disciplines pour les faire dialoguer. C’est à force d’expériences et d’expérimentations dans des contextes toujours rattachés aux notions de territoire et de lieu, que nous estimons nécessaire et indispensable la considération du projet par entrées multiples : urbanisme, architecture, art, histoire, écologie, géographie, politique, économie, jardinage, bricologie (4)… Nous savons par ailleurs nous entourer des compétences que nous ne possédons pas pour générer la réponse la plus adaptée et la plus résiliente (5). Enfin, nous sommes intimement convaincus que la recherche, l’enseignement et la pratique peuvent se co-construire entre elles et par le projet, et nous nous y employons.

Pédagogique et engagée

Parce que notre démarche est tout autant respectueuse de l’ordinaire que de l’extraordinaire. Parce qu’il est souvent préférable de ménager des lieux, plutôt que de les aménager ou de les sur aménager. Parce que les projets que nous imaginons tentent de s’affranchir des effets de modes. Parce que pour nous, la réussite d’un projet dépend surtout de l’appropriation qui en sera faite par ses usagers. Enfin, parce que le paysage est une notion encore trop souvent galvaudée ou abstraite manquant d’outils et de moyens (législatifs, réglementaires, programmatiques, financiers …), nous aimons lui donner corps là où on l’oublie. Pour cela, nous nous devons d’agir avec pédagogie, d’être là où on ne nous attend pas. C’est ainsi, et avec cette philosophie, que nous nous adressons à nos commanditaires, de l’élu à l’habitant, du technicien à l’usager, par des prismes aussi variés que l’économie, l’agriculture, les mobilités, le tourisme, ou l’écologie, pour faire du paysage. Cette pédagogie, nous en faisons la basse continue de notre travail, à l’intérieur de l’Atelier Altern, comme à l’extérieur. Notre action se décline notamment sous la forme d’interventions dans l’enseignement supérieur, et pour l’un d’entre nous, plus spécifiquement dans le cadre d’ateliers de projet et de recherches exploratoires à l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois. Nous sommes par ailleurs membres actifs de la Fédération Française du Paysage depuis notre installation, et co-fondateurs avec d’autres paysagistes de la revue de paysage “Openfield”.

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(1) Aurélien Zoia est paysagiste diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois depuis 2006 (aujourd’hui Ecole de la Nature et du Paysage, INSA CVL). Reçu au concours national d’ingénieurs de la Fonction Publique Territoriale, il a travaillé deux années auprès du Conseil Général du Nord. Il y développe la mise en place de démarches environnementales liées aux constructions nouvelles, en collaboration avec des agences d’architecture de renom et des bureaux d’études en environnement, notamment celui de TRIBU Lille-Marc Toutin. Ce dernier aura une influence non négligeable sur la manière de considérer l’approche environnementale dans le processus de projet, jusqu’à partager, dès 2009, les mêmes locaux professionnels. Admis en 2014 au concours des Paysagistes-Conseils de l’Etat, Aurélien Zoia est, depuis 2015, paysagiste-conseil du département de la Côte-d’Or. 

(2) Sylvain Morin est aussi paysagiste diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois depuis 2006. Il a effectué ses premières expériences dans des agences parisiennes (Paysage et Lumière – D. Hernandez, SA-Paysage – S. Alexinsky), tout en s’engageant en parallèle dans une forte activité associative (liée aux questions sociales et de santé publique). En quelques années, cet engagement lui apporte beaucoup sur les démarches de travail collectif et collaboratif, ainsi qu’une expérience rodée dans la coordination de projets éditoriaux et d’empowerment, dont il a la charge. Une parenthèse déterminante qui le pousse à monter son propre atelier aux côtés d’Aurélien Zoia.
Invité à rejoindre l’équipe pédagogique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille, il est de 2010 à 2013, vacataire, puis maître-assistant associé de la formation des architectes-paysagistes dplg. Depuis septembre 2013, il est professeur associé à l’Ecole de la Nature et du Paysage de Blois, co-responsable de l’atelier de projet de 2è année avec la paysagiste Lydie Chauvac. Il est également membre fondateur de la revue de paysage «Openfield.net». En 2016, il est reçu au concours des Paysagistes-conseils de l’Etat, et est affecté à la DREAL Bourgogne-Franche Comté à compter de janvier 2017.

(3) « paysage : résultante, au cours du temps et sur un espace donné, des interactions des composantes du milieu naturel et des activités humaines. Il résulte de ces interactions des unités organisées dont on peut définir les relations spatiales, sémantiques et temporelles. » in Larousse agricole, édition 2002.

(4) bricologie : terme formé par la composition des mots bricolage et logos (en grec, qui signifie l’étude, la science). Ce néologisme, nous le définissons librement comme la science et la technique relatives à la fabrication de projets adaptés au lieu, à partir d’outils et de moyens modestes.

(5) la résilience étant – en écologie des milieux – la capacité d’un écosystème à récupérer un fonctionnement normal après avoir subi un traumatisme. S’il ne revient à son état d’équilibre, l’écosystème résilient réagit au contraire de manière souvent positive, créatrice, grâce à de multiples changements et réajustements.

agence_pantin@atelieraltern